Le principe du songe

Les nuages, la lumière. Cercle restreint mais concrètement observable du

personnage dansant, animé de l’inanimé.

C’est la projection de Pessoa sur le monde. La non vie de B. Soares est la vraie vie

de Pessoa.

Sa seule activité est celle du rêve.

L’irréalité du paysage vient de la créativité de l’auteur et de sa capacité à le rêver.

L’hyper conscient naît du rêve. L’hyper lucidité, hyperactivité à regarder, c’est la

construction du songe.

Un songe qui date de l’enfance et qui sépare l’auteur du monde, du monde des

autres qu’il ne sait pas appréhender parce qu’il est séparé des autres par le songe.

Cet homme n’existe que dans le rêve. « Je ne suis pas rêveur, je suis un rêveur

exclusivement. »

Et c’est de cette séparation que naît la vision.